Urologie

Cancer testiculaire

Un biomarqueur de détection des rechutes

Une étude multicentrique a déterminé une manière optimale d’utiliser un test séquentiel du nouveau biomarqueur microARN 371 pour détecter de façon plus précoce les rechutes dans les tumeurs germinales testiculaires de stade 1.

Teelbalkanker: een biomarker voor opsporing van recidiefPrises à temps, les tumeurs germinales testiculaires (TGT) se soignent très bien. Cependant, le suivi repose sur l’imagerie et le dosage des marqueurs tumoraux sériques (STM). Or, ces derniers ne sont pas forcément élevés en cas de rechute. De plus, l’imagerie ne permet pas toujours de détecter une maladie microscopique. Dans ce contexte, le microARN-371a-3p est apparu particulièrement pertinent pour détecter les rechutes de TGT. Cependant, la stratégie optimale restait incertaine. 

Matériel et méthodes

Une équipe de chercheurs allemands a donc réalisé une étude de cohorte prospective multicentrique. Cette étude a inclus 107 patients de plus de 18 ans, atteints d’un TGT de stade I (dont 73 % présentaient un séminome pur) sous surveillance active. À chaque visite, un dosage prospectif du miARN a été ajouté aux dosages habituels afin de le comparer à la précision diagnostique des imageries de référence.

Si la quantification relative de miARN était égale ou supérieure à 15, un second dosage était réalisé endéans le mois. Si celui-ci s’avérait en augmentation, des investigations plus poussées par STM et imagerie étaient amorcées.

Après un suivi médian de 13 mois, 15 patients ont présenté une rechute.

Résultats

Les investigateurs ont comparé la sensibilité, la spécificité, la valeur prédictive positive (VP+) et la valeur prédictive négative (VP-) de chacun des trois dosages.

Tableau TGT

Résultats : deux valeurs consécutives de miARN en augmentation améliorent la spécificité et la VP+ tout en maintenant une sensibilité supérieure à celle des marqueurs tumoraux standards. Cependant, en raison du risque de faux négatifs, l’imagerie demeure un élément essentiel du suivi.

Vers une désescalade?

Chez les patients dont la rechute a été détectée plus précocement par le miARN, le délai médian d’anticipation était de 2,5 mois. Cela pourrait ouvrir la voie à une désescalade thérapeutique et, donc, à une réduction de la toxicité liée aux traitements. Des recherches plus poussées doivent toutefois confirmer cette causalité entre détection précoce et (possible) désescalade.

Références
E. Kaufmann, Enhanced Diagnostic Accuracy and Earlier Relapse Detection with Sequential MicroRNA-371 Testing in Stage I Testicular Germ Cell Tumors: a Prospective Multi-Institutional Cohort Study, présenté au Congrès de l'EAU, le 16 mars 2026. 

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