Gynécologie

Gynécologie

Syndrome des ovaires polykystiques: ne dites plus SOPK, mais bien SMOP

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) s’appelle depuis la semaine dernière syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP). Par ce changement de nom, un groupe international de scientifiques souhaite préciser le diagnostic et améliorer la prise en charge qui l’entoure. Cette nouvelle appellation souligne en effet qu’il ne s’agit pas uniquement d’une affection limitée aux ovaires, mais d’un trouble métabolique et hormonal pouvant avoir des conséquences importantes, y compris sur la santé mentale.

La rédaction - 20 mai 2026

Vrouw met baarmoederLe changement de nom a été annoncé cette semaine dans The Lancet. Pour prendre cette décision, 56 scientifiques de premier plan ont été consultés. Par ailleurs, plus de 14.000 femmes atteintes du syndrome et des professionnels de la santé se sont exprimés sur la question via des enquêtes. Au cours des prochaines années, cette nouvelle appellation sera diffusée auprès des médecins, des chercheurs et des patientes.

Un terme erroné

« SOPK est en réalité un terme erroné », explique, dans une interview, le co-auteur de l'étude, le Dr Joop Laven, professeur de gynécologie au MC Erasmus et spécialiste de cette pathologie. Selon lui, les patientes ne présentent pas de kystes au niveau des ovaires: « Il s’agit de follicules, de petits sacs contenant les ovules. Beaucoup de patientes trouvaient donc aussi que c’était un nom désagréable. »

En outre, cette appellation était également incomplète, écrivent les scientifiques. Car le SMOP est bien plus qu’une simple affection des ovaires: le syndrome influence aussi l’équilibre hormonal et le métabolisme. La nouvelle dénomination reflète donc mieux cette réalité, puisque SPOM signifie "syndrome métabolique ovarien polyendocrinien" ; le terme "polyendocrinien" renvoyant aux multiples aspects hormonaux.

Vers une meilleure reconnaissance de la maladie

L’espoir est que cette nouvelle appellation permette une meilleure reconnaissance auprès des organismes de financement de la recherche et des professionnels de santé. « Car le diagnostic est loin d’être optimal », affirme le Dr Laven. « Les patientes sont diagnostiquées beaucoup trop tard. Certaines souffrent depuis des années de symptômes qu’elles ne parviennent pas à expliquer, ou ne sont pas orientées vers un spécialiste. Pourtant, toute jeune femme ayant des règles irrégulières mérite une évaluation adéquate. »

Selon les initiateurs du changement, cette nouvelle dénomination constitue une étape cruciale vers de meilleurs résultats pour une affection qui touche une femme sur huit dans le monde. D’après les estimations récentes de l’OMS, 13 % des femmes en âge de procréer sont atteintes du SMOP, et près de 70 % d’entre elles vivent avec la maladie sans avoir reçu de diagnostic.

Écrit par La rédaction20 mai 2026
Faites un essai gratuit!Devenez un partenaire premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • newsletter hebdomadaire avec des nouvelles de votre secteur
  • l'accès numérique à 35 revues spécialisées et à des aperçus du secteur financier
  • Vos messages sur une sélection de sites web spécialisés
  • une visibilité maximale pour votre entreprise
Vous êtes déjà abonné? 

Wat heb je nodig

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Devenez partenaire premium

Choisissez l'adhésion qui vous convient

PREMIUM PLUS
€ 149 / Année*
Devenez partenaire premium

Articles connexes

Dépistage organisé du cancer du sein: des modèles de simulation encore plus fiables (VUB)

Des chercheurs de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) ont trouvé un moyen ingénieux d’améliorer les calculs informatiques qui sous-tendent les programmes de dépistage du cancer du sein.

Libérer les prisonniers du sommeil : une avancée thérapeutique majeure frappe à la porte de la narcolepsie

Encore méconnue et souvent diagnostiquée tardivement, la narcolepsie bouleverse profondément la vie quotidienne des patients. Alors que les traitements actuels restent essentiellement symptomatiques, une nouvelle génération de médicaments ciblant directement le système de l’orexine pourrait marquer un tournant majeur dans la prise en charge de la maladie.

Grossesse: recommandations après la prise de GLP-1

Les professionnels de santé disposent désormais de recommandations claires destinées aux femmes qui souhaitent entamer une grossesse après avoir consommé des médicaments amaigrissants, annonce l'hôpital universitaire de Louvain (UZ Leuven).

Accès précoce au datopotamab déruxtécan dans le cancer du sein triple négatif

L’INAMI a adopté, le 25 juin 2026, une décision-cadre ouvrant un accès précoce au datopotamab déruxtécan (commercialisé sous le nom Datroway par Daiichi Sankyo et AstraZeneca) dans une indication précise du cancer du sein triple négatif. Le traitement pourra faire l’objet d’une intervention temporaire chez certains patients adultes atteints d’une maladie non résécable ou métastatique et ne pouvant pas recevoir d’inhibiteur de PD-1 ou de PD-L1.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
30 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine